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Réglementation

Copropriété et location courte durée : ce que le règlement peut vous imposer

Publié le 12 mai 2026 · 6 min de lecture · par Label Maison Conciergerie

On peut être parfaitement en règle avec sa mairie et se faire arrêter par son règlement de copropriété. C'est la deuxième cause d'arrêt brutal d'une activité de location courte durée, après la réglementation communale.

⚠️ Les règles varient d'une commune à l'autre et évoluent vite. Cet article donne le cadre national ; la mairie de votre commune reste la source qui fait foi pour votre adresse. Nous faisons cette vérification pour les biens que nous gérons.

Le règlement de copropriété prime

Avant toute chose : lisez votre règlement de copropriété. C'est un document contractuel qui s'impose à tous les copropriétaires, et il peut restreindre l'usage des lots bien au-delà de ce que prévoit la commune.

Deux clauses à repérer :

La jurisprudence considère de longue date que la location meublée de tourisme répétée s'apparente à une activité de nature commerciale : une clause d'habitation bourgeoise exclusive peut donc suffire à l'interdire.

Ce que l'assemblée générale peut décider

La loi du 19 novembre 2024 a renforcé les moyens des copropriétés. Deux points à connaître :

Autrement dit, la discrétion n'est plus une stratégie : votre activité devient un point d'ordre du jour.

Les troubles de voisinage, l'autre risque

Même sans interdiction formelle, un propriétaire peut être poursuivi pour troubles anormaux de voisinage : bruit nocturne, allées et venues, dégradations des parties communes, valises dans les escaliers à 2 h du matin.

C'est un sujet très concret, et largement évitable. Ce que nous mettons en place sur les biens que nous gérons en copropriété :

Un voisin qui sait qui appeler porte rarement plainte. Un voisin qui ne sait pas finit par écrire au syndic.

Que faire si la copropriété se braque

D'abord, vérifier ce que dit exactement le règlement : beaucoup d'interdictions invoquées en assemblée n'ont aucun fondement écrit. Ensuite, désamorcer : dans bien des cas, les griefs portent sur des nuisances réelles, pas sur le principe.

Si l'interdiction est fondée et confirmée, le bail mobilité redevient la solution : un locataire en mobilité élit domicile dans le logement, ce n'est pas une activité de meublé de tourisme, et le règlement de copropriété ne peut pas s'y opposer au titre de l'habitation bourgeoise.

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Questions fréquentes

Le syndic peut-il m'interdire de louer ?
Le syndic applique le règlement et les décisions d'assemblée générale ; il ne décide pas seul. En revanche, un règlement contenant une clause d'habitation bourgeoise exclusive peut suffire à interdire la location meublée de tourisme.
Dois-je informer le syndic de mon activité ?
Oui lorsque vous déclarez votre meublé de tourisme en mairie : la loi prévoit une information du syndic, avec inscription du sujet à l'ordre du jour de l'assemblée.
La location de ma résidence principale est-elle concernée ?
Le règlement de copropriété s'applique quel que soit le statut du logement. Une clause d'habitation bourgeoise exclusive vise l'activité, pas le nombre de nuits.
Le bail mobilité est-il possible en copropriété ?
Oui : il s'agit d'une location d'habitation classique, pas d'une activité de meublé de tourisme. C'est souvent la porte de sortie quand la copropriété se ferme.
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